Jeudi, les
militants socialistes, pour beaucoup des élus, se sont exprimés en vue du
Congrès à venir. Les
résultats sont conformes à ce qui était attendu et satisfont presque tout le
monde. Le débat a été inexistant, ce Congrès étant principalement un balet
gouverné par les egos et les intérêts personnels.
Un faux
débat idéologique
Les
résultats de ce Congrès ne sont pas surprenants. La motion A, du premier
secrétaire, qui soutient le gouvernement, est arrivée largement en tête, ce qui
n’est pas une surprise étant donné le relatif anonymat des trois autres
porteurs de motions concurrentes. Le vote aurait eu une autre portée si Arnaud
Montebourg ou Benoît Hamon avaient porté la motion B. Et que dire si Martine
Aubry avait décidé de ne pas se ranger derrière Jean-Christophe
Cambadélis ? Ce faisant, tous
ces éléphants préfèrent privilégier les intérêts de leur parti et les places
qu’il peut procurer aux idées… En outre, la concurrence des deux autres
listes permettait de diviser l’opposition à la ligne gouvernementale.
Et cela est
d’autant plus habile que la motion Christian Paul était prise en sandwich entre
la motion C, de Florence Augier, marquée à gauche, et la
fausse motion d’opposition de Karine Berger, dont on se demande bien ce qui
peut la séparer de la motion A. En fait, on pourrait ajouter le score des
motions A et D pour bien mesurer le
poids de la ligne eurolibérale au PS. On peut aussi questionner la
sincérité des frondeurs tant ils n’ont aucun poids sur la ligne de leur parti
depuis plus de 30 ans. Ne se complaisent-ils pas dans une opposition tellement
improductive qu’on
peut se demander s’ils sont véritablement sincères pour rester dans un parti
qui ne mène pas la politique à laquelle ils disent croire ?
Une vraie
quête de places












