C’est un graphique de The Economist sur l’impact des
mesures de la Fed sur les cours de la bourse aux Etats-Unis qui résume bien un
des problèmes majeurs de notre système monétaire : il
tourne au bénéfice quasi exclusif des banques. Sa réforme devra être une
des priorités majeures à l’avenir.
Monétisation
et cours de bourse
« Il est une chance que les gens de la nation
ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire parce que si tel était
le cas, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ».
C’est par cette citation d’Henry Ford qu’André-Jacques Holbecq et Philippe
Derudder débutaient leur livre « La
dette publique, une affaire rentable ». Mais si cette réflexion
pouvait paraître un peu nébuleuse et difficile à comprendre en 2008, quand le
livre est sorti, aujourd’hui, tout le démontre.
A ce titre, le graphique de The Economist
est très parlant car on voit à chaque fois le lien très direct entre les
opérations de quantitative easing et
le cours de la bourse aux Etats-Unis. A chaque injection d’argent, les cours
progressent, ce qui leur a permis de retrouver leur niveau de début 2008, soit
un doublement depuis le point bas de début 2009 ! Et cela est logique
puisque la création de monnaie augmente la demande de titres par rapport à
l’offre, et donc les prix des actions.
En ce sens, les
interventions de la Banque Centrale profitent largement aux établissements
financiers puisqu’en faisant progresser les cours de bourse, cela améliore
fortement leurs bilans, faisant des banques les premières bénéficiaires de ces
mesures. Malgré tout, il faut bien constater qu’elles ont aussi un effet
indirect positif pour l’ensemble de l’économie, en diminuant le coût d’emprunt
des Etats et en soutenant la croissance, ce qui profite un peu à tous.
La
confiscation d’un bien commun
