Nota : n’étant
personnellement pas juriste de
formation, toute remarque d’un expert du Code Pénal sur le billet qui suit sera
évidemment bienvenue.
On ne s’éternisera par dans ce
billet sur les débats autour de la constitutionnalisation de l’état d’urgence
et de la déchéance de nationalité. Pour ce faire, on pourra se rapporter à
l’abondante littérature de Jacques Sapir sur le sujet[i].
On notera simplement la conclusion limpide et lapidaire
de la juriste Anne-Marie Le Pourhier : « la Constitution est devenue un
instrument de marketing et de communication politiques pour des candidats à la présidence de la
République ou des présidents en exercice qui veulent rehausser leur programme
ou leur bilan en laissant leur empreinte dans le « marbre constitutionnel ». La révision constitutionnelle fait ainsi
office de talonnettes juridiques pour des gouvernants en manque de hauteur
politique »[ii].